** trAnsmutineriE **

Fuckin' Trans Mutineer

29 avril 2009

Rapport de la HAS: attention, danger!

En 2004, la HAS, Haute Autorité de Santé (alors appelée ANAES) a commencé un travail de réflexion sur la prise en charge médicale des personnes trans.

Les associations dénoncent depuis de nombreuses années la classification du « transsexualisme » parmi les maladies mentales et des abus pratiqués par le corps médical
. On citera pour exemple quelques critères discriminatoires utilisés par des personnes qui se présentent pourtant comme spécialistes : avoir entre 25 et 40 ans, ne pas être marié-e ni avoir d’enfants mineurs, être séronégatif-ve, avoir des revenus stables, être hétérosexuel-le dans le genre revendiqué, etc. Cependant, il est actuellement possible pour les personnes trans d’effectuer une transition en ayant recours à des médecins ayant une vision respectueuse de la transidentité, c'est-à-dire en acceptant qu’un individu, quel qu’il soit, est à même de définir son identité de genre, et en abordant la transidentité non pas en partant du postulat que c’est une pathologie psychiatrique, mais en considérant qu’il s’agit d’une identité à part entière.

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Du Cliché Au Cachot

La guerre des représentations

       S’il y a combat à mener, il est culturel, les médias l’ont bien sur compris depuis longtemps, les multinationales aussi, les politiques d’autant plus qu’ils prennent les mêmes agences de communication que les autres. Les derniers sur le banc de touche, à ne pas concevoir cela, sont les artistes et leur public, encore à ce demander si les films ont une influence sur les individus, si les messages des chansons sont importants pour les jeunes et peuvent jouer un rôle. Le totalitarisme avait besoin de propagande : affiches, cinéma, radio, commandes musicales, etc. Aujourd’hui, le marché du divertissement diffuse des quantités de messages stériles et uniformes, il noie beaucoup d’informations intéressantes sous le bruit des avertissements consuméristes, nous plonge dans un apolitisme cynique; et pendant ce temps le travail de l’opinion publique n’est pas délaissé au hasard de la loi marchande, mais réellement travaillé par le biais de l’image. Les guerres de nos lieux et époques sont des guerres médiatiques et culturelles, et l’opinion publique est l’objectif de ces guerres. Guerres dans lesquelles l’arme la plus influente est  « la représentation », « l’imagerie ». De quoi souffrent l’Islam, la banlieue, les Africains, les Antillais…? en partie d’une image négative. Le combat est donc en parti un combat de représentations, représentations que nous ne savons ni analyser ni manipuler. Elles résident sur un terrain qui n’est pas neutre et qui n’est pas notre, c’est celui des médias. Leur rôle est important à une époque où information devient pratiquement synonyme de politique.
       Dans un monde enfumé d’informations, qui se contredisent l’une l’autre, qui se chevauchent, plus ou moins vraies, plus ou moins honnêtes, il est dur de savoir quoi écouter et qui croire. Certaines corporations ont le pouvoir de diffuser plus d’informations que d’autres, et dans ce cas, la répétition est comme le marteau qui frappe le clou qui fini par rentrer dans cette matière plus ou moins fine qu’est notre esprit critique. Certaines informations passent beaucoup plus souvent que d’autres; cela ne veut pas dire qu’elles sont plus importantes, ni même qu’elles soient vraies.


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Non Alignée // Le site de Rocé

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28 avril 2009

La révolution sexuelle et la camaraderie amoureuse


Anarchiste individualiste et défenseur acharné de la liberté sexuelle, E. Armand se livre, au beau milieu des années 1930, à un dynamitage systématique de la morale de son temps. Se prononçant avant l’heure en faveur de l’amour libre et de la camaraderie amoureuse, il fustige l’« exclusivisme en amour » ainsi que le poison de la jalousie dont les excès passionnels ne peuvent entraîner que frustration ou violence. Ami de tous les non-conformistes sexuels et lui-même pervers à ses heures, Armand refuse la pudibonderie des bien-pensants. À travers le couple monogame, c’est la structure même de la famille qui est visée, cet « État en petit » qui développe nécessairement une exclusivité affective. Théoricien doucement délirant d’un droit à la jouissance pour tous, Armand en tire toutes les conséquences : contre le propriétarisme en amour, reste à expérimenter l’amour plural dans le cadre d’une camaraderie amoureuse égalitaire. Contre les logiques de concurrence qui tendent à convertir en marché l’espace des rencontres amoureuses, il appelle les lecteurs à former des sortes de coopératives sexuelles où corps et caresses s’échangeraient sous forme de troc généralisé. Une utopie affective et sexuelle dont la charge subversive demeure intacte, à l’heure d’une sexualité coincée entre marchandisation du sexe et sacralisation du couple.

- E. Armand, est le pseudonyme d’Ernest-Lucien Juin (1872-1962), considéré comme l’un des principaux théoriciens de l’individualisme anarchiste. Collaborateur assidu de la presse anarchiste, il fonda et anima plusieurs journaux et revues pendant plus d’un demi-siècle dont « l’en dehors », pendant l’entre-deux-guerres.

- Consultez gratuitement le "lyber" de ce livre en ligne. 

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31 mars 2009

Conférence avec Houria Bouteldja, porte parole du MIR (Mouvement des Indigènes de la République).

Qu’est-ce qu’ont en commun la crise des banlieues, le foulard islamique, la délinquance des mineurs, les retentissements hexagonaux des conflits au Moyen-Orient, les débats sur la mémoire et l’histoire à propos de l’esclavage ou du colonialisme ? En un sens, rien, les occasions sont différentes, voire très éloignées, les problèmes, sans commune mesure, les questions posées ne sont pas du même ordre. Pourtant, une même grille de lecture s’impose, qui organise la présentation des choses, scande le discours médiatique, structure les catégories intellectuelles en reconduisant sans cesse la même polarité : « eux » et « nous ». Entre réprobation et injonctions, les jeunes et moins jeunes issus des immigrations post-coloniales sont ainsi érigés en fauteurs de troubles, voire en ennemis, et convoqués afin de réassurer une identité nationale républicaine. Ce clivage invite ainsi à reposer la question : qu’est-ce qui fonde une communauté politique ?

Jeu 2 avr (19h-21h) Amphithéâtre 45 B, Université Paris 6-Pierre et Marie Curie, 4 place Jussieu, 75005 Paris
Joël Roman, philosophe, directeur de la collection « Pluriel » (Hachette Littératures). Discutante : Houria Bouteldja, porte parole du MIR (Mouvement des Indigènes de la République).

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30 mars 2009

LES 16 DE BASSE-POINTE - Film événement de Camille Mauduech


Le 6 septembre 1948, en Martinique, dans le cadre d'une grève sur une habitation sucrière, l'Habitation Leyritz, à Basse-Pointe, un géreur, blanc créole, est assassiné de 36 coups de coutelas et retrouvé mort dans un champ de cannes de la plantation qu'il administre. Après une chasse à l'homme, 16 coupeurs de cannes syndiqués sont arrêtés et maintenus en détention préventive pendant trois ans...en Août 1951, le procès de ceux qu'on appelle "les 16 de Basse-Pointe, renvoyé à Bordeaux, ancien port négrier, deviendra le premier procès du colonialisme français jugé devant ses pères.

Le meurtre de Guy de Fabrique reste aujourd'hui non élucidé et un secret vieux de presque 60 ans entoure cette affaire exemplaire dans l'histoire de la Martinique.

Que se passe-t-il le 6 septembre 1948, sur un chemin isolé, à l'abri de tous les regards ?

Comment en est-on arrivé à un tel degré de violence ?

Pourquoi ce meurtre et le procès qui en découle, une "victoire" contre le colonialisme, sont-ils passés sous silence ?

Bande annoce


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Des singes, des cyborgs et des femmes La réinvention de la Nature

L’idée que la nature est non pas découverte mais construite – que la vérité n’est pas trouvée mais fabriquée – inspire depuis quelque temps tout un courant de l’histoire des sciences. Les travaux de Donna Haraway sur la recherche en primatologie retracent l’enracinement genré de la science dans la culture, et s’inscrivent brillamment dans cette tradition intellectuelle. Après avoir attentivement épluché les publications, les articles, les correspondances, l’histoire des expéditions et des institutions propres à la primatologie, Donna Haraway met à jour la construction historique de la généalogie des rapports sociaux existants : la naturalisation de la race, du sexe et de la classe. Elle analyse au long de ce livre les études, les récits, les histoires portant sur la création de la nature, des êtres vivants et des cyborgs (des organismes cybernétiques, c’est-à-dire des systèmes composés d’éléments organiques et technologiques). Au terme d’une analyse décisive, elle compare le système immunitaire à un système d’information, et révèle l’influence des présupposés culturels sur la recherche médicale, prétendument neutre et objective. Dans plusieurs de ces essais, elle explore et élargit les termes de référence contestés de la recherche féministe telle qu’elle se pratique aujourd’hui, et en exposant en détail le destin de deux mots aussi forts qu’ambigus (« nature » et « expérience »), elle dégage plus que de nouvelles perspectives : les conditions de possibilité d’une nouvelle politique de l’espoir.

 Des singes, des cyborgs et des femmes rassemble dix textes écrits entre 1978 et 1989. Cet ensemble impose Donna Haraway comme l’une des théoriciennes féministes les plus rigoureuses et les plus lucides de l’époque. Enfin traduit en français, ce classique des gender studies, des science studies et des cultural studies est très attendu.


 Historienne des sciences, Donna Haraway est professeur au département d’Histoire de la conscience de l’Université de Californie, à Santa Cruz. Docteur en biologie (université de Yale), elle a publié Crystals, Fabrics, and Fields : Metaphors of Organicism in Twentieth-Century Developmental Biology, Primate Visions : Gender, Race and Nature in the World of Modern Science et Modest Witness@Second Millenium. Meets : Feminism and Technoscience.

Posté par littlevampire à 10:05 - QUEER ET FEMINISME - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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