** trAnsmutineriE **

Fuckin' Trans Mutineer

03 novembre 2009

Sexe, race, classe. Pour une épistémologie de la domination

Sous la direction d'Elsa Dorlin avec la collaboration d'Annie Bidet

Collection Actuel Marx Confrontation, 320 pages - A paraître en novembre 2009

La pensée féministe s’est historiquement attachée, depuis, voire en dehors de, la tradition matérialiste, à montrer que le rapport de classe n’épuise pas l’expérience de la domination vécue par les femmes et, plus généralement, par les minorités sexuelles. Plus encore, en élaborant des outils d’analyse tels que le « mode de production domestique », les « rapports sociaux de sexe » ou le « rapport de genre », la pensée féministe a travaillé sur l’imbrication des rapports de pouvoir : dénaturalisant la catégorie de « sexe » à l’aune de ses déterminations historico-sociales.

Depuis quelques années en France, la réflexion sur l’imbrication des rapports de pouvoir s’est complexifiée davantage, notamment sous l’influence des travaux nord et sud américains, mais aussi caribéens ou indiens. Les problématiques relatives aux identités sexuelles, aux régimes de sexualité, mais aussi celles articulant le genre et la Nation, la religion et/ou la couleur, ont permis de développer un véritable champ de réflexion. La question cruciale de l’articulation du sexisme et du racisme, notamment, a ainsi renouvelé tout autant l’agenda des mouvements féministes que la recherche universitaire.

Cet ouvrage a pour but d’interroger les différents outils critiques pour penser l’articulation des rapports de pouvoir. Tout en interrogeant leur mode propre de catégorisation (les catégories de « sexe » et de « race » ont-elles méthodologiquement le même statut que la classe ? À quelles conditions utiliser la catégorie de « race » comme une catégorie d’analyse ? L’analyse en termes de classe a-t-elle été éclipsée par l’analyse croisée du sexisme et du racisme, après les avoir longtemps occultés ?...) cet ouvrage discute les différents modes de conceptualisation de ce que l’on pourrait appeler « l’hydre de la domination » : analogique, arithmétique, géométrique, généalogique.

A partir de différentes traditions disciplinaires (sociologie, science politique, philosophie, psychologie, littérature…), les contributions ici réunies présentent un état des lieux des diverses appréhensions de l’imbrication des rapports de pouvoir - « intersectionnalité », « consubstantialité », « mondialité », « postcolonialité », … et, ce faisant, (re)dessinent les contours d’une véritable épistémologie de la domination.

Toutes les infos : Actuel Marx

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21 octobre 2009

La petite murène est dans la soupière !!

C'est tout nouveau, tout chaud, ça risque de grincer dans les chaumières comme le dit son auteure :

"Il y sera causé de féminisme, de lesbianisme, de trans, de travail du sexe, d'abus, d'avortement, de mini groupes qui tournent à la secte, de rapports sociaux, de fonctionnement de groupes et de mouvements, de châteaux en pain d'épice, que sais-je ?...
Connaissant la bête vous vous doutez que ça va pas être fort sexy !
Et que ça fourmillera de questions gênantes, de points de vue rigides, de mises de rates au court-bouillon et de doigts fureteurs coupés net !
"

Donc voici un nouveau blog qui fait sa toile sur le web : lapetitemurene.over-blog.com

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27 juillet 2009

Colletif queer : Urban porn


Queer Invaders ! est une opération de détournement de pictogrammes et plus… dans le quartier de Wazemmes à Lille.
Papier, ciseau, colle, à poil ou en capuche, les Strapettes sont dans la rue !

Voir la vidéo et le site : urbanporn.org

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29 avril 2009

Rapport de la HAS: attention, danger!

En 2004, la HAS, Haute Autorité de Santé (alors appelée ANAES) a commencé un travail de réflexion sur la prise en charge médicale des personnes trans.

Les associations dénoncent depuis de nombreuses années la classification du « transsexualisme » parmi les maladies mentales et des abus pratiqués par le corps médical
. On citera pour exemple quelques critères discriminatoires utilisés par des personnes qui se présentent pourtant comme spécialistes : avoir entre 25 et 40 ans, ne pas être marié-e ni avoir d’enfants mineurs, être séronégatif-ve, avoir des revenus stables, être hétérosexuel-le dans le genre revendiqué, etc. Cependant, il est actuellement possible pour les personnes trans d’effectuer une transition en ayant recours à des médecins ayant une vision respectueuse de la transidentité, c'est-à-dire en acceptant qu’un individu, quel qu’il soit, est à même de définir son identité de genre, et en abordant la transidentité non pas en partant du postulat que c’est une pathologie psychiatrique, mais en considérant qu’il s’agit d’une identité à part entière.

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Du Cliché Au Cachot

La guerre des représentations

       S’il y a combat à mener, il est culturel, les médias l’ont bien sur compris depuis longtemps, les multinationales aussi, les politiques d’autant plus qu’ils prennent les mêmes agences de communication que les autres. Les derniers sur le banc de touche, à ne pas concevoir cela, sont les artistes et leur public, encore à ce demander si les films ont une influence sur les individus, si les messages des chansons sont importants pour les jeunes et peuvent jouer un rôle. Le totalitarisme avait besoin de propagande : affiches, cinéma, radio, commandes musicales, etc. Aujourd’hui, le marché du divertissement diffuse des quantités de messages stériles et uniformes, il noie beaucoup d’informations intéressantes sous le bruit des avertissements consuméristes, nous plonge dans un apolitisme cynique; et pendant ce temps le travail de l’opinion publique n’est pas délaissé au hasard de la loi marchande, mais réellement travaillé par le biais de l’image. Les guerres de nos lieux et époques sont des guerres médiatiques et culturelles, et l’opinion publique est l’objectif de ces guerres. Guerres dans lesquelles l’arme la plus influente est  « la représentation », « l’imagerie ». De quoi souffrent l’Islam, la banlieue, les Africains, les Antillais…? en partie d’une image négative. Le combat est donc en parti un combat de représentations, représentations que nous ne savons ni analyser ni manipuler. Elles résident sur un terrain qui n’est pas neutre et qui n’est pas notre, c’est celui des médias. Leur rôle est important à une époque où information devient pratiquement synonyme de politique.
       Dans un monde enfumé d’informations, qui se contredisent l’une l’autre, qui se chevauchent, plus ou moins vraies, plus ou moins honnêtes, il est dur de savoir quoi écouter et qui croire. Certaines corporations ont le pouvoir de diffuser plus d’informations que d’autres, et dans ce cas, la répétition est comme le marteau qui frappe le clou qui fini par rentrer dans cette matière plus ou moins fine qu’est notre esprit critique. Certaines informations passent beaucoup plus souvent que d’autres; cela ne veut pas dire qu’elles sont plus importantes, ni même qu’elles soient vraies.


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Non Alignée // Le site de Rocé

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28 avril 2009

La révolution sexuelle et la camaraderie amoureuse

 

Anarchiste individualiste et défenseur acharné de la liberté sexuelle, E. Armand se livre, au beau milieu des années 1930, à un dynamitage systématique de la morale de son temps. Se prononçant avant l’heure en faveur de l’amour libre et de la camaraderie amoureuse, il fustige l’« exclusivisme en amour » ainsi que le poison de la jalousie dont les excès passionnels ne peuvent entraîner que frustration ou violence. Ami de tous les non-conformistes sexuels et lui-même pervers à ses heures, Armand refuse la pudibonderie des bien-pensants. À travers le couple monogame, c’est la structure même de la famille qui est visée, cet « État en petit » qui développe nécessairement une exclusivité affective. Théoricien doucement délirant d’un droit à la jouissance pour tous, Armand en tire toutes les conséquences : contre le propriétarisme en amour, reste à expérimenter l’amour plural dans le cadre d’une camaraderie amoureuse égalitaire. Contre les logiques de concurrence qui tendent à convertir en marché l’espace des rencontres amoureuses, il appelle les lecteurs à former des sortes de coopératives sexuelles où corps et caresses s’échangeraient sous forme de troc généralisé. Une utopie affective et sexuelle dont la charge subversive demeure intacte, à l’heure d’une sexualité coincée entre marchandisation du sexe et sacralisation du couple.

 

- E. Armand, est le pseudonyme d’Ernest-Lucien Juin (1872-1962), considéré comme l’un des principaux théoriciens de l’individualisme anarchiste. Collaborateur assidu de la presse anarchiste, il fonda et anima plusieurs journaux et revues pendant plus d’un demi-siècle dont « l’en dehors », pendant l’entre-deux-guerres.

 

- Consultez gratuitement le "lyber" de ce livre en ligne. 

Posté par littlevampire à 23:37 - LECTURE - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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