26 novembre 2009
PLAYNIGHT#3

SAMEDI 5 DÉCEMBRE * 21h > 2h
LA SEULE SOIRÉE SEXXXXY ET DÉCALÉE
POUR GRRRLZ, LESBIENNES, TRANS’
La PlayNight est un espace pour nouEs avec: un bar lounge cosy, backroom sur deux étages, espace de jeux et cabines privées, des projection de films XXL.
Viens avec tes copines, tes amant-es, tes sex-toys, tes fantasmes et ta bonne humeur pour simplement boire un verre, ou aussi mater, flirter, tenter des jeux soft, débridés et laisser libre cours aux envies les plus osées entre ami-es, en couple, en solo ou en groupe dans une atmosphère fun et friendly, le lieux est là pour ça !!
Dress code HoT: cuir, vinyle, fetish, lolita, uniformes, dentelles, frou-frou, paillettes, plumes, latex....
Créativité & glamour bienvenus! // Dressing room : possibilité de se changer sur place
Infos: www.myspace.com/flozif - facebook: playnight paris
Special MuZic by Vallie
***
Banque Club : 23 rue de Penthievre, 75008 Paris// Métro Miromesnil
Entrée: 8€ // 6 €: avant 22h30 ou sur réservation à : paris.playnight@gmail.com// vestiaire inclus
Exclusivement Grrrlz, lesbiennes, trans’ (Soirée non conseillée aux
trans' gay/bi/straight et mecs).
Nous nous réservons le droit d'entrée.
combien faut-il de féministes pour faire un bingo ?
Dimanche 29 novembre à 18h, à la CIP.
Suite aux projets de la Mairie de les expulser, la CIP organise des portes ouvertes les 28 et 29 novembre.
Parmi ces réjouissances, il y aura un théâtre forum antipatriarcal, Grâce et Volupté Van Van - groupe éléctro gouines - en concert le samedi soir, etc.)
Mais, cette occasion accueille aussi le tout premier BINGO
féministe transpédégouines de cette saison!!!
Alors, "Combien faut il de féministes pour...", c' est un collectif composé d'individu-e-s transpédégouines queers et féministes de sensibilité libertaire, issu-e-s de parcours militants divers mais qui se rejoignent aujourd'hui autour de l'organisation de soirées, d'événements et d'ateliers queer et féministes.
En effet, faire la fête est une occasion pour nous retrouver, créer de la sociabilité et du réseau. Une manière de rendre visibles et lisibles nos luttes et pratiques politiques.
Or, depuis ces dernières années, nous constatons que la communauté lgbt (lesbienne gay bi trans) est globalement dépolitisée et qu'il n'existe plus de lieu alternatif et non commercial (qu'il soit festif ou non) dans lequel nous pouvons vivre nos identites, nos utopies et construire les luttes dans lesquelles
nous nous inscrivons et sur lesquelles
nous pouvons nous exprimer. Dans cette mesure, il nous apparaît nécessaire de construire des représentations autres que celles du "mythe du bon gay blanc riche intégrationniste" et donc d'offrir des alternatives de sociabilité à travers l'organisation d'événements variés dans un lieu social et non commercial.
A l'inverse, il nous semble également que les milieux de sensibilité libertaires persistent à avoir des difficultés à réfléchir en profondeur à ce que le système, notamment hétéropatriarcal, peut générer de misogynie, de lesbophobie, d'homophobie et de transphobie intégrées.
C'est pourquoi nous souhaitons créer des ponts entre nos différentes analyses, nos luttes, nos envies, nos sensibilités en multipliant des expériences dans une mixité de publics issus de luttes/milieux assez divers, où la dominante transpédégouine queer et féministe est fortement affirmée. La CIP en
ce qu'elle représente un lieu politique, alternatif,
non commercial, autogéré, solidaire et mixte (notamment en matière de croisements de luttes), nous semble un espace adéquat pour permettre la rencontre de publics touchés de façons diverses par les oppressions que le système dans lequel nous évoluons génère.
Pour leur premier essai, "Combien faut-il de féministes..." ont donc décidé d'organiser un bin(der)go(de) queer et féministe le dimanche 29 novembre à la CIP, de 18h00 à 19h30.
Ce bingo sera l'occasion de:
- récolter un fond de caisse afin d'organiser des
événements futurs (ateliers DIY fabrique ton sextoy, concerts, soirées
de soutien à des individu-e-s et des collectifs transpdgouines,
projections/débats, etc.)
- être ridicules ensemble (quoi de mieux pour se rencontrer.
- de gagner des supers lots à rendre tes exs vert-e-s de jalousie !
- se remettre de la cuite de la veille en buvant du
café à la canelle, du thé à la bergamote, du vin chaud...
- faire autre chose que regarder Derik en ce froid après midi de dimanche
- bien se fendre la poire dis donc, nous autres féministes savons aussi casser la baraque !
- juste passer un bon moment ensemble sans se la raconter (ou si justement !)
- quine, ken, fais ce que tu veux au bingo !
Tables de presse, grille de bingo et bar prix libre.
Il
va de soit que tout comportement et propos racistes, sexistes,
lesbo-homo-trans-phobes, classistes, grosso-phobes, handi-phobes… n'ont
pas leur place dans cet espace.


Plus d'infos : CIP
23 novembre 2009
*** Travel Queeries ***
Documentaire d' Elliat Graney-Saucke.
La première gay pride de Serbie, un squat queer à Berlin, un groupe anarchiste queer à Londres, le festival Queeruption à Barcelone, des activistes, des artistes, des mouvements undergound en Pologne, en Italie, au Danemark… A travers toute l’Europe, les initiatives politiques, artistiques queer et radicales fleurissent, en parallèle de la scène LGBT traditionnelle.
Ce documentaire voyageur en explore la cartographie…
Politisée, décalée, radicale, créative, remettant en cause le capitalisme, bousculant le genre, la nationalité, la culture… la mouvance queer européenne telle que ce film permet de la rencontrer est multiple et incroyablement féconde. Fait d’interviews, d’animation, de vidéos musicales, de performances, Travel Queeries est un document exceptionnel.
site Travel Queeries, blogTravel Queeries, myspace.com/travelqueeries.
16 novembre 2009
La bonne blague du jour...sic !
Nicolas Sarkozy décore Dany Boon : le comique et le président.
Moment de lâchage mais aussi d'introspection dans cette vidéo de la remise de la Légion d'honneur au cinéaste.
Les deux hommes se tiennent côte-à-côte. Ils ont le même air
souriant. Ils sont vêtus de la même manière, costume et cravate
sombres. Le premier discourt, le second écoute. La scène est
inhabituelle. Elle pourrait s'intituler « le comique et le Président ».
On a envie de les interchanger et d'imaginer ce que ça donnerait. Puis
finalement, la transformation semble s'accomplir sous nos yeux.
Seule différence, l'un portait l'insigne de la Légion d'honneur et
l'autre pas. Mais ça n'était qu'une question de minutes. Mardi dernier,
Nicolas Sarkozy remettait la Légion d'honneur à Dany Boon.
Pas de trace de cette vidéo du discours du Président sur le site de l'Elysée, mais voilà que le blogueur et chroniqueur Guy Birenbaum parvient à se la procurer et la diffuse sur DailyMotion. (Voir la vidéo)
A plusieurs reprises, le Président s'éloigne du texte préparé.
Il y a d'abord cette évocation de Sangatte, comme ville symbole des « valeurs du Nord : la chaleur humaine, l'ouverture aux autres, la simplicité » :
« Pendant des années, les gens de Sangatte ont supporté sans rien dire ce que peut-être aucune autre ville n'aurait été capable de supporter. Les valeurs du Nord, c'est pas simplement quelque chose de culturel ou qu'on aime à décrire, spécialement quand on n'est pas du Nord d'ailleurs, en disant : “Certes, il fait pas toujours beau, c'est la côte d'Opale…”. C'est aussi une réalité que j'ai pu moi-même mesurer et dont vous êtes l'expression. »
Lire et voir la suite : Rue89
13 novembre 2009
20 NOVEMBRE 2009 11 ÈME JOURNÉE INTERNATIONALE POUR LA MÉMOIRE TRANSGENRE
Chaque année, de nombreuses personnes transgenres sont assassinées partout dans le monde y compris en France, et cette années, les morts recensées se comptent par centaines ! Si la journée internationale pour la mémoire transgenre rend hommage aux personnes tués par la transphobie, elle appelle surtout à lutter contre la transphobie !
Des actions sont organisées à Bruxelles, Strasbourg, Lyon, Montpellier, Aix-en-Provence, Rennes, Paris et peut-être dans d'autres villes. Egalement dans plus de 130 villes dans le monde.
Détail sur les actions et plus d'infos ici : lezstrsabourgeoises1
Si vous organisez quelque chose dans votre ville, n'hésitez pas à le signaler, mise à jour sera faite sur la page.
Et aussi :
- Communiqué de Support Transgenre Strasbourg Pour la journée internationale de la mémoire transgenre: lezstrabourgeoises2
-Communiqué de Genres Pluriels pour le festival "Tous les genres sont dans la culture" du 20 au 29 novembre: lezstrabourgeoises3
Au cas où :
-Pour celles et ceux qui ne connaissent rien à la transidentité et la transphobie : lezstrasbourgeoises3
03 novembre 2009
Sexe, race, classe. Pour une épistémologie de la domination
Sous la direction d'Elsa Dorlin avec la collaboration d'Annie Bidet
Collection Actuel Marx Confrontation, 320 pages - A paraître en novembre 2009
La pensée féministe s’est historiquement attachée, depuis, voire en dehors de, la tradition matérialiste, à montrer que le rapport de classe n’épuise pas l’expérience de la domination vécue par les femmes et, plus généralement, par les minorités sexuelles. Plus encore, en élaborant des outils d’analyse tels que le « mode de production domestique », les « rapports sociaux de sexe » ou le « rapport de genre », la pensée féministe a travaillé sur l’imbrication des rapports de pouvoir : dénaturalisant la catégorie de « sexe » à l’aune de ses déterminations historico-sociales.
Depuis quelques années en France, la réflexion sur l’imbrication des rapports de pouvoir s’est complexifiée davantage, notamment sous l’influence des travaux nord et sud américains, mais aussi caribéens ou indiens. Les problématiques relatives aux identités sexuelles, aux régimes de sexualité, mais aussi celles articulant le genre et la Nation, la religion et/ou la couleur, ont permis de développer un véritable champ de réflexion. La question cruciale de l’articulation du sexisme et du racisme, notamment, a ainsi renouvelé tout autant l’agenda des mouvements féministes que la recherche universitaire.
Cet ouvrage a pour but d’interroger les différents outils critiques pour penser l’articulation des rapports de pouvoir. Tout en interrogeant leur mode propre de catégorisation (les catégories de « sexe » et de « race » ont-elles méthodologiquement le même statut que la classe ? À quelles conditions utiliser la catégorie de « race » comme une catégorie d’analyse ? L’analyse en termes de classe a-t-elle été éclipsée par l’analyse croisée du sexisme et du racisme, après les avoir longtemps occultés ?...) cet ouvrage discute les différents modes de conceptualisation de ce que l’on pourrait appeler « l’hydre de la domination » : analogique, arithmétique, géométrique, généalogique.
A partir de différentes traditions disciplinaires (sociologie, science politique, philosophie, psychologie, littérature…), les contributions ici réunies présentent un état des lieux des diverses appréhensions de l’imbrication des rapports de pouvoir - « intersectionnalité », « consubstantialité », « mondialité », « postcolonialité », … et, ce faisant, (re)dessinent les contours d’une véritable épistémologie de la domination.
Toutes les infos : Actuel Marx



