27 mars 2009
Berlin Underground 80
Vendredi 3 Avril 2009 - 20h30
Maison Pop' de Montreuil
ENTREE LIBRE
A
la fin des années 70 et début des années 80, des cinéastes
expérimentaux ouest-berlinois issus du mouvement Alle Macht der Super 8
(Le super 8 au pouvoir !) inventent un cinéma punk en super 8,
s'attaquant tour à tour au capitalisme américain et au communisme, avec
en toile de fond la ridicule partition de l'Allemagne de l'époque par
le Mur de Berlin.
Ce mouvement méconnu en France donne ainsi
naissance à une imagerie unique, virtuose et onirique. Un style ; une
attitude où s’explore, au cœur du Berlin underground, une poétique de
la ville, tantôt fébrile, mélancolique ou vénéneuse. Issu des
avant-gardes berlinoises et de la culture des clubs et de la nuit, ce
cinéma somptueux et flamboyant marie la jeunesse révoltée au post-punk
strident, à la musique synthétique et à un jazz aérien, faisant appel
aux techniques expérimentales (grattage, peinture sur pellicule,
montage très rythmé) qu’ils transcendent avec vitalité et liberté de
création. De ce rapprochement entre cinéastes, artistes et musiciens
berlinois, naît une alchimie toute particulière, propice à toutes les
expérimentations visuelles, précurseuses du clip et saisissant de
manière aiguë les énergies de la contre-culture, qui font de ces
années-là, qui ne sont pourtant plus celles des révolutions en marche,
des années rebelles.
Précédé de
The Wall de Gordon Matta-Clark (1976-2007, 15 min)
"The
wall" est le montage d'un document rare de 1976 d'une performance à
Berlin de Gordon Matta-Clark, le célèbre artiste franco-américain,
connu pour ses interventions in situ et ses cuttings (coupes
de bâtiments), une série de travaux dans des bâtiments abandonnés dans
lesquels il a découpé et enlevé des morceaux de planchers, de plafonds,
et de murs. « Anarchitecte », son travail comporte une dimension
critique, influencée par le situationnisme. Dissuadé par ses amis de
faire exploser une partie du Mur de Berlin, but avoué de son voyage à
Berlin, Gordon Matta-Clark graffite sur le Mur « Made in America » et
colle des affiches publicitaires sur les graffitis.
BERLIN SUPER 80
Une sélection issue du DVD, Berlin Super 80, panorama de la scène d'avant-garde du Berlin de la fin des années 70 et 80, édité par Monitorpop et distribué en France par Lowave.
«
Entre la fin des années 1970 et la chute du mur de Berlin en novembre
1989, de nombreux films ont été produits à Berlin-Ouest, traitant, de
manière originale, de la vie au sein de cette ville encapsulée.
Demeurant pour la République Fédérale d'Allemagne une vitrine du
libéralisme, Berlin-Ouest est devenu un îlot pour tous ceux qui
voulaient expérimenter par eux-mêmes sans pression économique et qui
souhaitaient s'exprimer par tous les moyens. Le sujet n'était plus le
monde en révolution mais l'implantation de nouveaux styles de vie
alternatifs : entre les mouvements de squatters et le sentiment d'un
futur impossible ; un mélange d'étrangeté, d'une pensée punk et de
drogues. » Florian Wüst, Une ville gueule : Berlin-Ouest années 80
Yana Yo - Sax (1983, 6')
Markgraf & Wolkenstein - Craex Apart (1983, 5')
Brand & Maschmann - And then ? (1981, 3')
Christoph Doering - 3302- Taxi Film (1979, 14')
Maye & Rendschmid - Without love there is no death (1980, 5')
Walter Gramming - Hammer und Sichel (1978, 5')
Hormel/Bühler- Money (Malaria Clip) (1982, 4')
Notorische Reflexe - Fragment Video (1983, 12')
Ika Schier - Wedding Night (1982, 4')
Textes et programmation : Aliocha Imhoff & Kantuta Quiros / Le peuple qui manque
01 mars 2009
Brainwaves

Conférence / 05 mars 2009- 19H30 / Palais de Tokyo - Paris
Sur la captation, l’utilisation et l’application des ondes
cérébrales aux appareils électriques, aux ordinateurs et aux jeux
vidéos...
Avec : Gary McDarby (Dublin, chercheur), Horia Cosmin Samoïla
et Dominique Peysson.
Gary McDarby : Étincelles du cerveau
Le cerveau humain moyen fait environ 1300-1400 centimètres cubes, pèse
à peu près 1.5Kg et contient environ 100 milliards de neurones. Autant
que la science en est consciente, c'est l'organe évolutionnaire le plus
complexe qui ait jamais existé. Bien que les ordinateurs les plus
rapides au monde aujourd'hui puissent maintenant traiter plus
d'instructions par seconde que le cerveau humain, rien ne se mesure
aussi près de sa capacité de traitement parallèle. Et, pourtant quand
une personne est entièrement éveillée le cerveau utilise à peine une
puissance de 25 watts - juste assez pour allumer une faible ampoule.
Dans cette présentation, on abordera rapidement l'évolution du cerveau
du moment où les humains sont devenus conscients aux technologies
contemporaines qui peuvent surveiller le fonctionnement du cerveau en
détectant et en interprétant l'activité électrique. La présentation se
conclut avec un bref regard sur une nouvelle technologie qui combine
différentes stratégies pour un système de contrôle potentiellement
portable du cerveau.
Dominique Peysson présentera des techniques de captation des ondes
mentales, et montrera comment, dès les sixties, les artistes se les
sont appropriées.
Horia Cosmin Samoïla nous présentera l'activité du GhostLab 2003-2008
(œuvres, installations, investigations...) puis plus
précisément l'œuvre "Aurora Consurgens".
Le projet du GhostLab initié en 2003 par Horia Cosmin Samoïla s'est
voué à l'exploration des paysages électromagnetiques et des limites
cognitives. Considérant l'électromagétisme comme une matière première
qui s'articule au sein d'une une alchimique transformation et
confrontation des rayonnements naturels et artificiels, ce projet
redéfinit la place de l'artiste en tant que chercheur, explorateur, et
expérimentateur, à la traque des nouveaux spectres et des dragons
anciens. A travers des installations survoltées et à l'aide de
dispositifs de captation disposés à la hâte, entre fantasmes et
urgence, le propos du GhostLab interroge l'appréhension de
territorialités immatérielles en intervertissant parfois la place du
sujet et de l'objet. Cette dialectique de l'immatériel, accentuée par
des protocoles inspirés de recherches parapsychologiques repose la
question de l'intime symbiose de la psyché, et de la nature du Réel.
"Aurora Consurgens" dernière réalisation de Horia Cosmin Samoïla et
Marie Christine Driesen, se pose comme un "koan zen" ou les ondes
cérébrales et formations archétypales, à travers une interface
cerveau-machine, déploient un protocole plastique de communication avec
l'inconscient collectif.
Pour en savoir plus : www.ghostlab.org
20 février 2009
Projection-débat "L'ordre des mots"
L'ordre des mots
de Melissa et Cynthia Arra (75min - France - 2007)
Mardi 10 mars 20h30
Cinéma Action Christine Odéon - Salle 2 -
Paris
Ce film a pour objet de donner la parole à des personnes Trans’ et Intersexe dont la quête d’identité de genre se trouve entravée par des normes établies. Leurs moyens de résistance se situent dans la recherche d’outils de savoir, de corporalités, de sexualités, mais aussi d’identités alternatives en dehors des schémas conventionnels. Loin du traitement habituel des questions trans’, ce film, par le choix de ses portraits, tous acteurs et précurseurs contemporains du mouvement trans’ et intersexe en France, aborde de front ces questions d’identité de genre en interrogeant non seulement nos normes sociétales trop souvent incontestées mais aussi en analysant la nature de l’oppression et de la répression dont fait l’objet cette communauté.
Projection suivie d'un débat en présence des réalisatrices et d' Éric Fassin (sociologue)
Plus d'infos : Festival Droits de l'homme
Des parents qui font peur…
Les Névroses sexuelles de nos parents de Lukas Bärfuss mis en scène au Théâtre Paris-Villette


Hauke Lanz et un quatuor d’acteurs sauvagement poètes proposent au Théâtre Paris-Villette Les Névroses sexuelles de nos parents de Lukas Bärfuss. Une mise en scène aux antipodes des jeux inoffensifs de Bruno Bayen en 2006.
Hauke Lanz porte le projet Des Névroses sexuelles de nos parents
depuis bien avant que les enfants remuants soient, en France, un sujet
de législation. Si sa présentation au théâtre de Paris-Villette a pris
entre temps une actualité brûlante, c’est dès 2005 que le texte de
l’auteur suisse et germanophone Lukas Bärfuss l’a retenu comme
représentant de manière radicale la répression du désir. Hauke Lanz a
aussitôt pensé à des acteurs aussi monstrueux et poètes que Frédéric
Leidgens, Pierre Maillet et Laure Wolf, plus tard à Murielle
Martinelli, une plus jeune actrice qui va avoir à se confronter à eux.
Si Hauke Lanz travaille à reconnecter l’intime et le politique (1),
l’acteur et la scénographie sont centraux dans son théâtre.
Les
acteurs, chez Hauke Lanz, sont des objections vivantes aux logiques
sociales et familiales mortifères que les textes qu’il choisit
représentent afin de provoquer des réactions contestataires chez le
spectateur. Les acteurs incarnent une résistance d’individu,
essentielle pour Hauke Lanz et qui donne à l’art sa portée politique.
Pour Hauke Lanz, Les Névroses sexuelles de nos parents donnent à voir comment « une
résistance à l’insidieuse mise aux normes qui nous dévore déclenche une
réaction ultra brutale, qui renvoie aux lois scélérates votées ici ou
là, contre toutes les peurs et qui finissent par convoquer des spectres
politiques qu’on croyait révolus ». Pour Hauke Lanz, la pièce parle de la différence absolue dont chaque sexualité est porteuse. Elle peut se lire comme «un manifeste social » .
Le
metteur en scène, d’origine allemande et installé à Paris, a repris la
traduction, trop policée selon lui, de Bruno Bayen, qui l’a mise en
scène en 2006 (L’Arche, 2005). Pour Hauke Lanz, il ne faut pas se
tromper sur le personnage de la jeune Dora. Dora n’a des Lolita que
l’apparence que les adultes leur prêtent pour mieux nier l’idée même
que des enfants et des adolescents soient porteurs d’un désir puissant
et autrement inventif que ce que, eux, en ont fait. Des Lolitas filles
ou garçons, ravalés par les images sociales à de purs objets sexuels,
pantins faisant tourner le marché de la mode, micro stars académiques
émoustillant des vicelards sans désir.
Leurs représentations
lisses et maigrelettes trahissent le projet sous-jacent de les
normaliser, de les priver de corps, de standardiser à travers
l’érotisme, les comportements sexuels et amoureux. Au contraire, la
sexualité naissante de Dora objecte sa bien réelle existence et liberté
d’esprit. Si à travers son langage, cru et poétique à la fois, son
inconscient s’écoule comme d’une plaie ouverte, la jeune fille est
moins naïve que sa capacité à évoquer si librement son intimité ne le
laisse penser. Car Dora se sent moins importante que ce qu’elle a à
dire et faire. Mais « projetant son intimité dans l’espace public
», elle fait trembler l’idée reçue la plus consensuelle sur la
séparation entre la sphère publique et la sphère intime, même si les
recherches de Michel Foucault ont montré à quel point le sexe était
politique.
Que Dora invente l’amour dès sa première rencontre
sexuelle et physique, tout en n’ayant rien à faire des convenances
comme de ce qu’il conviendrait, à son âge, d’aimer : un joli jeune
homme bien élevé, par exemple, est le plus propre à déranger. « La sexualité à vue de Dora crée un désordre pour les autres personnages sexuellement normés
», remarque Hauke Lanz. En elle, c’est la guerre et l’amour à mort.
Très vite, les adultes la stigmatisent, la médicalisent, la
diagnostiquent, la coupent en petits morceaux : ici le corps, là la
tête et là-bas le sexe. Un comprimé pour chaque partie, une balle pour
l’imaginaire.
La question de la limite entre l’intime et le
public fait l’objet d’un volet interactif, sur le web, auquel vous
pouvez participer dans le cadre du Festival clandestin organisé par Mouvement. Hauke Lanz propose un site www.lesnevrosessexuellesdenosparents.fr
sur lequel il sera possible pendant plusieurs séances (les 26 février,
5 et 12 mars) de se connecter et de rentrer en relation avec le
plateau. De demander à Dora de faire des choses et de voir Dora obéir
et désobéir, inventer en improvisation. Hauke Lanz présente aussi en
mars à la Ménagerie de Verre un monologue écrit par Chloé Delaume, Eden
matin midi et soir, qui fait le pendant à ces Névroses... Une jeune fille suicidaire confie son désir absolu de mort.
1. Erotica Asphyxia (2005), mise en scène d’un de ses textes, norway.today (2005-2005) d’Igor Bauersima ou Angstblau (2007) d’après Le Cri du sablier de Chloé Delaume.
>Les Névroses sexuelles de nos parents, de Lukas Bärfus, ms Hauke Lanz, du 23 février au 14 mars au Théâtre Paris-Villette.www.theatre-paris-villette.com
Dans le cadre du Festival clandestin : rendez-vous les 23 et 25 février à 19h30, le 24 février à 21h pour assister à une représentation des Névroses sexuelles de nos parents. réservation obligatoire en cliquant ici
Le 26 février
(Réservé aux spectateurs ayant assisté à l'une des représentations) :
Vous êtes invité à participer, via le site Internet, à un jeu
dramaturgique pendant lequel vous pourrez proposer une action ou une
directive à travers le personnage que vous avez choisi. Les acteurs se
tiendront prêts à improviser à partir de vos propositions diffusées
dans la salle, 21h.
Crédits photos : Les Névroses sexuelles de nos parents, photo : Fred Kihn.
13 février 2009
Festival XXYZ 2009



Le festival XXYZ 5, festival de films DIY transpédégouines aura lieu du 23 au 28 février prochain.
Toutes les infos : http://www.myspace.com/transpedegouines
*** Séance porn ***
X.Porn.X presente PORN PRIDE#2
Une séance 100% GrrrlZ & Queer
le vendredi 27 février, 21h30
CHAMPION
le dernier film de Shine Louise Houston
INÉDIT
HOT, SCOTCHANT, DÉCOIFFANT!
A NE PAS MANQUER!
@LeBeverley, 14 rue de la ville neuve, 75002, Paris
Métro Bonne Nouvelle
Entrée mixte
Infos et trailer: myspace. com/flozif
02 février 2009
EST-CE AINSI 2009: BLACK REVOLUTION

du Mercredi 04 Février 2009 au Mardi 10 Février 2009
PROGRAMME DU FESTIVAL DISPONIBLE ICI (PDF)
Toutes les 'infos sur le site du Cinéma L'écran de Saint-Denis
01 février 2009
John Woo, ou le lacanisme de Leibniz
mercredi 11 février 2009 à 20 h
projection et débat
par Paul Mathias, (philosophe, directeur de programme au CIPh).
Film > Face / Off de John Woo
(Etats-Unis, 1997, 2 h 18)
avec John Travolta, Nicolas Cage, Joan Allen, Gina Gershon, Alessandro Nivola, Dominique Swain.

Nous vivons dans l’évidence de notre visage, et à travers elle dans le postulat de notre identité et de sa permanence. Au détour d’une intrigue policière de facture faussement simpliste - où le Bien affronte le Mal - John Woo brise avec Face/Off toutes nos certitudes identitaires. Qu’est-ce en effet que la « défiguration » ? Un visage qu’on ne retrouve pas, des traits, un contour, des couleurs, une texture qui sont altérés ? En vérité, une infinité de filaments symboliques, d’occultes processus de reconnaissance, de discours imprononcés, d’affects inaperçus et de sentiments confus nous relient nous-même à nous-même. Essentielle y est la médiation des autres en qui nous nous projetons, qui nous réfléchissent et font écho à ce que nous croyons paraître. Mais qu’advient-il de nous quand ces filaments viennent à se briser ? Qu’en serait-il de chacun de nous, en personne, intimement, si nous renaissions soudain, impromptu, avec le visage de... ?
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Insurgés du corps ! Art en action : Sankofa Films & Isaac Julien
mercredi 18 février 2009 à 20 h 30
Fondée en 1983 par Isaac Julien, Martina Attille, Maureen Blackwood, Nadine Marsh-Edwards et Robert Crusz, la « Sankofa Film and Video », collectif pionnier de jeunes cinéastes noirs britanniques, dont le travail examine la construction de la perception de l’identité noire, a pour visée la réappropriation des récits de leurs histoires.
La « Sankofa Film and Video » fait partie dans les années 80 de
la vague du black cinéma indépendant britannique qui comprend de
nombreux autres collectifs et qui, grâce au soutien d’institutions
publiques, leur permettant de travailler depuis une très grande liberté
formelle, constituera une expérience inédite dans l’histoire du black cinéma.
Isaac Julien, cinéaste et théoricien, né à Londres en 1960, devient
l’un des représentants, avec les autres membres de la Sankofa, du new black queer cinema,
qui éclôt dans ces années et se fait plus particulièrement l’expression
d’artistes noirs gays et féministes. Dans ses films et vidéos, à
l’esthétique sensuelle et onirique, nourris des théories
postcoloniales, Isaac Julien mêle documentaire et fiction et explore
des territoires culturels mouvants, des identités hybrides, qui
échappent aux cadres nationaux et essentialistes. Il travaille
aujourd’hui à partir de la photographie, de l’installation et l’art
contemporain.
Nommé pour le Turner Prize en 2001 pour ses installations Long Road to Mazatlàn (1999) et Vagabondia (2000), Isaac Julien a également reçu en 1991 le prix de la critique au festival de Cannes pour son film Young Soul Rebels.
Maureen Blackwood, écrivaine d’origine jamaïcaine, co-fondatrice de la Sankofa et co-réalisatrice de The Passion of remembrance
avec Isaac Julien, est auteure de plusieurs films qui abordent les
thématiques du déracinement et de l’identité des femmes de couleur.
TERRITORIES d’Isaac Julien (1984, 25’)
« Nous luttons pour commencer une histoire, une histoire des formes culturelles spécifiques du peuple noir. » _ Territories, entre documentaire et vidéo d’artiste, réalisé autour du Nothing Hill Carnival, carnaval de la communauté noire et caribéenne, des sound system et de la culture reggae, et lieu de conflits entre la jeunesse noire et la police, est une méditation poétique sur la ville, le territoire, les quartiers délaissés et une réflexion critique sur l’image des noirs transmise par les médias et le sort des migrants de la diaspora noire au sein de la société britannique.
THE PASSION OF REMEMBRANCE de Maureen Blackwood and Isaac Julien (1986, 80 min)


Film-essai, documentaire expérimental, fiction lyrique, The Passion of Remembrance est le premier long métrage produit par la Sankofa Film and Audio. Il constitue un portrait sans concession de l’attitude du gouvernement Thatcher face aux minorités et explore simultanément la difficulté de la reconstitution d’une histoire politique des noirs depuis des identités non interrogées. Ainsi, il tente d’interconnecter les questions de sexualité et de genre et les problématiques de classe et de race. Combinant séquences documentaires et monologues allégoriques, le récit suit la trajectoire d’une jeune femme noire, tout en restituant une mosaïque des différentes dimensions de l’expérience noire vécue et imaginée par une génération de cinéastes au Royaume Unis.
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09 septembre 2008
D'une révolution à l'autre.
Exposition au Palais de Tokyo
26 septembre 2008 - 04 janvier 2009
Vernissage le jeudi 25 septembre à partir de 20h.
Carte blanche à Jeremy Deller avec Ed Hall, Alan
Kane, Scott King, Matt Price, William Scott, Andrei Smirnov, Marc
Touché, White Columns.
De la Révolution industrielle à l’apparition du glam rock en
Angleterre, en passant par la musique électronique en Union soviétique,
l’émergence du rock en France, les banderoles syndicales d’Ed Hall et
les fictions personnelles de William Scott, l’exposition D’UNE
RÉVOLUTION À L’AUTRE explore des domaines en marge de l’art
contemporain et interroge de possibles relations entre révolutions
industrielles et culturelles. Aux frontières de l’histoire, de
l’anthropologie et de l’art contemporain, cette exposition mêle de
manière singulière histoires collectives et personnelles. Chaque année,
le Palais de Tokyo invite un artiste à imaginer en tant que commissaire
un projet hors norme.
Lauréat du prestigieux Turner Prize, Jeremy Deller conçoit, avec l’aide de nombreux collaborateurs, une exposition inclassable où les protagonistes échappent parfois à la définition d’artiste et où les objets présentés ne s’appréhendent pas toujours en tant qu’oeuvres d’art.




