** trAnsmutineriE **

Fuckin' Trans Mutineer

29 avril 2009

Rapport de la HAS: attention, danger!

En 2004, la HAS, Haute Autorité de Santé (alors appelée ANAES) a commencé un travail de réflexion sur la prise en charge médicale des personnes trans.

Les associations dénoncent depuis de nombreuses années la classification du « transsexualisme » parmi les maladies mentales et des abus pratiqués par le corps médical
. On citera pour exemple quelques critères discriminatoires utilisés par des personnes qui se présentent pourtant comme spécialistes : avoir entre 25 et 40 ans, ne pas être marié-e ni avoir d’enfants mineurs, être séronégatif-ve, avoir des revenus stables, être hétérosexuel-le dans le genre revendiqué, etc. Cependant, il est actuellement possible pour les personnes trans d’effectuer une transition en ayant recours à des médecins ayant une vision respectueuse de la transidentité, c'est-à-dire en acceptant qu’un individu, quel qu’il soit, est à même de définir son identité de genre, et en abordant la transidentité non pas en partant du postulat que c’est une pathologie psychiatrique, mais en considérant qu’il s’agit d’une identité à part entière.

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19 juillet 2008

Self made man : Buck Angel.

Californien, né femme, il est devenu homme tout en conservant son vagin. Performeur et acteur porno, il ne fait pas un drame de tout ça.

Sa performance, dit-il, ne va pas durer plus de dix minutes. Nous sommes à Londres, ça aura lieu au Torture Garden, club fétichiste itinérant, vers le milieu de la nuit. «Mes shows, maintenant, c’est vite fait, hein. Je baisse mon froc et puis voilà.» Franche esclaffade. Pour ceux qui ne le sauraient pas encore, Buck Angel est «l’homme qui avait une chatte» («the man with a pussy», en VO), marque déposée mais aussi volontairement humoristique. Il n’est évidemment pas le premier FTM (female to male, femme devenue homme) au monde, ni le seul à jouer dans des films de boules, mais il a réussi, en moins de quatre ans, à devenir «le premier trans FTM star du porno». Il doit débarquer en France cet automne, dans le cadre du Porn Film Fest de Paris (1).

Rencontrer Buck Angel, la nuit du 2 au 3 mai, consiste aussi à rencontrer toute une bande de gens qui vous veulent du bien. Il y a Richard Kimmel, réalisateur de Schwarzwald, un film expérimental qui sera projeté dans l’église où a lieu la soirée, avant le strip-tease à surprise de Buck. On y voit Buck en robe couleur du temps, des garçons à masques de cochons, de la cire fondue, quelques scarifications et un bout de gant de chirurgien mais, comme le demande Hendrik à Kimmel : «Pourquoi t’as coupé ma scène de fist-fucking ?» Réponse : parce qu’il ne voulait pas tourner un porno mais documenter les Black parties new-yorkaises, grand raout sado-maso gay annuel.

Hendrik, on le verra plus tard, est le complice de Buck sur scène : il lui glisse discrétos un gode qui, une fois dans le slip du performeur, abuse une partie du dance-floor. Lorsque notre «super-macho» ôte ensuite la prothèse et découvre un vagin parfaitement épilé, une sorte de détresse intense voile le regard de quelques spectateurs. On rencontre aussi la petite amie du réalisateur, une prof de yoga qui vous masse gratis et essuiera, après le show, les fesses de Buck. Ou le producteur de Schwarzwald, qui cuisine des courgettes au gingembre confit et vous propose cinq fois du thé. C’est chez lui que se déroule l’entretien. Et vers trois heures du mat, dans l’étroit escalier qui sert de loges, une jeune performeuse spécialisée dans le scato hululera en repoudrant ses seins :«Oh mon Dieu, c’était Buck Angel ? Je le crois pas ! On vient de la même ville, je connaissais bien sa première femme !»

Buck Angel a cassé la baraque début 2006 en apparaissant dans Cirque noir, un porno gay zarbi. Dans un trio final de gros ours baveux, il affichait son vagin. Horreur et consternation de la plupart des spectateurs gays, semblables à l’effet d’un pubis entier tombé dans la soupe. L’année suivante, le magazine homo Butt l’interviewait sur quatre pages. On y voyait Buck en fille, jeune mannequin dans les années quatre-vingts, et on y apprenait qu’il avait emménagé au Mexique avec son chihuahua en 2004, mais aussi que sa première femme, la célèbre Maîtresse Ilsa Strix, l’avait quitté de façon peu déontologique pour un de ses soumis : Larry Wachowski, le coréalisateur de Matrix. C’est désormais un épisode de sa biographie qu’il préfère oublier, ainsi que de dire qu’il s’appelait Jake Miller à cette époque, que son premier prénom fut Susan et aussi sa date de naissance : «Disons que j’ai 35 ans, rigole-t-il, et mon anniversaire est le 5 juin.»

A part ça, Buck Angel est un chic type. Remarié à une célèbre pierceuse, Elayne Angel. Et moins effrayant en vrai qu’au cinéma, avec une douceur étrange et une voix à la Marlon Brando. Mais peu importent ces jésuitismes, car ce qui le réjouit est justement d’être inclassable. Etant une femme devenue homme qui couche avec des femmes et des hommes (de naissance ou par opération), il peut sûrement être dit «bisexuel», mais quant à préciser si l’on assiste dans ses films à des coïts homo ou hétérosexuels, c’est une autre paire de manches (éventuellement dans le rectum, avec beaucoup de crème).

Il est ravi de causer à un quotidien généraliste car son ambition est de sortir les FTM de l’étagère «curiosae» pour les normaliser, y compris dans le porno grand public. «Repousser les limites» est son expression favorite : idéologie américaine. Né à Inglewood, en Californie, dans une famille de classe moyenne, sans problème, il ne se rappelle rien avant l’âge de 10 ans. Dit s’être toujours senti comme un garçon prisonnier d’un corps de fille. «J’avais un look de skater, les cheveux longs, je ne traînais qu’avec des mecs.» Un jour, il joue au foot dans la rue, il a ses premières règles. «Je rentre tout mouillé chez moi et ma mère me dit : "Tu es menstruée." Imaginez, j’étais un garçon et ma mère me sort un truc pareil !» Vers 15 ans, il commence une dépression. La seule chose qui l’intéresse est la course à pied, il s’y jette à corps perdu. Et aussi dans l’alcool et les drogues, qui noient apparemment toute chronologie. Il acquiesce à ce qu’on lui suggère : «C’était la fin des années quatre-vingts ?», «le milieu des années quatre-vingt-dix ?» Oui, peut-être. Plus tard, il est à Los Angeles. Il suit une thérapie mais «le mieux qu’elle a su me dire était que j’étais une femme fortement identifiée à un homme». Sa copine de l’époque porte sa photo chez Elite. Son look androgyne séduit. Il joue un peu le jeu puis arrête le mannequinat d’un coup, un jour qu’il doit se rendre à Paris pour un nouveau job, dans une agence de filles. Retour à LA, vie dans la rue, ses parents et ses deux sœurs ne veulent plus entendre parler de lui, prostitution. Habillé en garçon, il fait des branlettes, des pipes : «Je n’avais toujours pas pratiqué de coït avec un homme.» Un jour, un Français l’embarque chez lui : «J’avais le cerveau fondu au crack, je lui avais demandé 20 dollars. 20 dollars !» Mort de rire. «On commence à baiser et là, il me dit en touchant mes seins : "Je savais que t’étais une fille." Moi, mortifié : "Comment t’as pu deviner ?"» C’est ainsi qu’il va changer de sexe.

Son ex l’expédie trois fois en cure de désintox, puis il voit Female Misbehavior de Monika Treut et commence à se documenter. Voulant éviter les cicatrices et la poitrine creuse de l’ablation des seins, il va trouver un spécialiste de la gynécomastie, «puisque j’étais un homme». «Il m’a laissé un peu de chair et, avec la muscu, le résultat est parfait.» Et s’il a «une chatte», c’est qu’il voulait conserver ses orgasmes et que la reconstruction de pénis pour trans n’est pas au point à son goût (la testostérone lui a d’ailleurs fait un clitoris de taille très honorable).

Lui qui avait toujours été nul à l’école, il se découvre excellent webmaster pour Ilsa Strix. Après son divorce, en 2003, il lance Transexual-man.com. Infiltre les forums tout seul comme un grand, fait parler de lui. Après la soirée au Torture Garden, il mouille sa chemise en allant distribuer lui-même des pubs pour Buckangel.com dans la foule : le jeu de mot de self-made man est trop tentant. Il ne cesse de le répéter : «Je suis fier de mon corps, j’adore le voir changer.» Et fier de prouver qu’un homme n’a pas forcément des couilles. Une bonne claque queer dans la gueule des sexistes, même s’il n’a pas de grandes prétentions théoriques : «Oui, j’ai été invité à parler par des universitaires, mais ce n’est pas trop mon truc. Je crois qu’ils y voient des choses plus profondes que moi.»

(1) Initialement prévue en juillet, cette manifestation a été repoussée à septembre.

Article : Eric Loret / Source : Libération.

 


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16 décembre 2007

Body Freaks : émission du Jeudi 20 Décembre 07

Body Freaks /  Les Corps Déjantés, est une émission de radio mensuelle abordant des thématiques trans, intersexe ou de genre en général et est animée par July, Gael et Morgane, prenant la suite de Vincent Guillot.

Elle est diffusée tous les 3ème jeudi de chaque mois sur Radio Libertaire, de 19h30 à 20h30 et peut être écoutée sur 89.40 FM en région parisienne ou par internet sur Radio Libertaire.

Jeudi 20 décembre 2007, pour le derniére de cette année 2007:

Spéciale XXY, film argentin sortant en salle le 26 décembre sur la question intersexe. Le site du film est consultable ici.

Les Archives 2007 et 2006

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09 octobre 2007

Dossier Trans Revolution (in Mouvements: des luttes et des idées)

Pour la reconnaissance des trans’ identités (par Elsa Dorlin)
laboratoire des luttes. Les trans manifestent le 6 octobre pour demander le retrait du transexualisme de la liste des maladies mentales. Dans cette interview, Julie, Gaël et Ali, porte-paroles de l’édition 2007 défendent la dépsychiatrisation des trans identités. 5 octobre 2007.
Lire la suite :
http://www.mouvements.info/spip.php?article170

Espagne : état des mobilisations trans’ (par Elsa Dorlin)
laboratoire des luttes. En mars, l’Espagne a adopté la « Loi d’Identité de Genre » qui autorise les trans’ à changer leurs papiers d’identité. Entretien avec la Guerrilla Travollaka, groupe d’action directe féministe et queer qui organise la marche trans’ de Barcelone. 5 octobre 2007.
Lire la suite:
http://www.mouvements.info/spip.php?article173

La Controverse trans
Par Maud-Yeuse Thomas
fabrique des idees. La pathologisation des trans identités –
le « transsexualisme » – apparaît comme le fait d’un système de normalisation sexuel à la fois puissamment dominant et désespérément en crise. 5 octobre 2007

Depuis près de 30 ans, désormais, les « experts en transsexualisme » affirment qu’en l’état des connaissances, le fait trans est une énigme non résolue et, dans le même temps, qu’il relève d’une affection mentale ; les interventions et opérations médicales préconisées par les protocoles relevant d’une « mutilation ».
lire la suite:
http://www.mouvements.info/spip.php?article174

et aussi

Dossier dans tetu de Paris à Barcelone:
http://www.tetu.com/rubrique/mag/mag_dossier_detail.php?id_dossier=314

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05 octobre 2007

Freaktion appelle à la désobéitrans !

Ce samedi 6 octobre c'est l'Existrans et, selon la météo, sous un beau soleil. Mais pour être certain'e's de tenir éloignée la morosité, nous vous proposons de venir faire des étincelles en notre compagnie et de joindre vos cris à nos slogans imprononçables !

A force de friction, les freaks s'échauffent !

Le rendez-vous est à 13h30, Place du Châtelet, derrière la magnifique banderole "Les normes sont trop étroites pour penser nos réalités".
Le dress-code c'est venez "visibles mais non reconnaissables" (lunettes de soleil et perruque façon Delarue, ou tout autre pixellisation de vos visages) car nous ne souhaitons pas être reconnu'e's par les médias (et les RG) ou que quelques personnes puissent incarner le groupe.

* Freaktion est un jeune groupe affinitaire, multi-identitaire et anti-essentialiste, d'action et de réflexion, en lutte contre les systèmes de domination, d'enfermement et d'aliénation des individu'e's... oppressions transversales, nous en sommes convaincu'e's. Nous avons envie d'être politiques sans être chiant'e's, moches et austères. *

***************************************************************

En France c'est 2 ans ! Deux ans à parler à un psy, le convaincre qu'on adhère à un système binaire des identités, des hommes machos hétéros et des femmes soumises-au-foyer. Et là, on obtient des hormones mais l'obligation de la chirurgie : ils nous font coller à leur planche anatomique (des "bites" et des "chattes", même mal faites) et surtout s'assurent que les "déviants" ne puissent se reproduire.
Et la télé nous exhibe comme monstres et victimes, zappant nos revendications pour ne relayer que le discours de tout-puissants "spécialistes" autoproclamés, contrôleurs de nos identités.
Condescendance, précarité, voire les 2, avec des papiers inamovibles pour nous pourrir la vie dans un monde sécuritaire et insécurisé !
Pendant ce temps là, dans l'officine d'à côté, on coupe ou creuse dans des bébés, des intersexes, dont l'originalité du corps dérange.

C'est la conséquence d'une société qui dresse des murs entre les individus, pour parquer les bêtes de foire et cacher les monstres, pour garantir "santé mentale" et "ordre social". Morale, corps médical, école, flics, frontières, "identité nationale", travail, précarité comme autant de matériaux ou d'outils pour dresser ces barrières. Et n'oublions pas la psychiatrie, cette "chère" psychiatrie...

La psychiatrie c'est invoquer la science et la nature pour justifier des règles arbitraires, histoire que seul les comportements hétéro-capitalo-reproducteurs, sexistes et racistes, paraissent légitimes. C'est cacher d'autres règles qui nous étouffent en nous traitant de fous lorsqu'on tente d'y échapper ou qui réussissent à nous broyer.
La psychiatrie c'est elle qui te dit que ça ne va pas quand tu cesses de manger alors qu'on te gave de messages pour les régimes et la minceur.
La psychiatrie c'est décréter des "tu es un danger pour toi et pour les autres". C'est remplir des "hôpitaux", fermés et à l’abri des regards, tester des produits sans retenus, ne plus avoir à se soucier des droits de la personne.
La psychiatrie c'est combattre les ravages de la "mauvaise" drogue et en refiler plein de "bonnes" à ses cobayes, vaches à lait des labos pharmaceutiques.

Alors qui perdrait le plus à remettre en cause la folie ?

"Les monstres donnent à voir combien les certitudes sont illusoires."

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01 octobre 2007

Existrans/Resistrans

                          Exitrans007                     
                        

La 11ème Existrans, marche pour les droits des Trans et des Intersexes, aura lieu le samedi 6 Octobre de 14h à 18h.
Elle partira de la place du Chatelet pour arriver place de la République.

  Contre la psychiatrisation,résistrans !

Le week-end du 6 et du 7 octobre et pour la première fois, dans une volonté d'action commune européenne, les Trans et les Intersexes organisent deux marches, l'une à Paris et l'autre à Barcelone, les revendications des deux marches portant en premier lieu sur la dépsychiatrisation.

Nous sommes à un moment critique dans l'évolution de notre statut au sein des dispositifs de santé  :
− L'HAS, Haute Autorité de Santé, travaille ce deuxième semestre 2007 sur la « situation de prise en charge du transsexualisme en France et [les] perspectives d'évolution ».
− Le DSM4 et la CIM10, nomenclatures psychiatriques internationales, classent toujours les identités trans dans la liste des maladies mentales. Or le DSM5 et la CIM11 qui vont les remplacer sont en cours d'élaboration depuis 2006.
− Les Intersexes sont pathologisés par la nouvelle nomenclature de Disorder of Sexe Development (DSD) adoptée par les médecins.

Récemment, plusieurs pays européens ont légiféré sur les questions trans, mais sans pour autant sortir de la psychiatrisation ; De même, plusieurs pays européens ont cessé les assignations hormono-chirurgicales sur les enfants intersexes tout en pathologisant ceux-ci par la nomenclature DSD. Nous devons donc envisager une future législation française, qui elle, tienne compte de

nos revendications :
− Le retrait de notre identité de la liste des maladies mentales, comme pour l'homosexualité en 1992.
− L'arrêt des assignations hormono-chirurgicales des enfants intersexes.
− La dissolution des équipes médicales « officielles » et l'abolition des protocoles de soin
− Le libre choix de son ou de ses médecins dans le cadre d’un suivi medical individualisé respectueux de l’identité de la personne
− La prise en charge par la sécurité sociale de nos traitements hormonaux et/ou chirurgicaux conformes au genre dans lequel ils se vivent pour les Trans' et les Intersexes, et ce dans les meilleures conditions possibles, qu'ils aient lieu en France ou à l'étranger

et aussi :
− Le changement rapide du prénom et du sexe sur les actes d'état civil et les papiers usuels pour les personnes qui le demandent, sans obligation de stérilisation ni de traitement hormonal ou chirurgical, et cela sans expertise médicale obligatoire
− Le droit d'asile pour les personnes Trans et Intersexes étrangères menacées dans leur pays
− La formation du personnel de l'Education Nationale sur le sujet des identités de genre, Trans, et Intersexe, afin de lutter contre la transphobie, l'intersexe-phobie et toutes les discriminations liées aux questions de genre à l'école, et d'assurer que la mission éducative de cette institution soit effective envers les élèves Trans et Intersexes
− Le maintien des droits parentaux pour les Trans déjà parents, ainsi que le droit d'accès à la parentalité pour les personnes Trans
− Compte tenu de la réalité du travail sexuel chez les Trans et les Intersexes, l'arrêt des répressions à l'encontre des travailleuses et travailleurs du sexe par l'octroi de statuts et de droits, un soutien laïque non moralisateur et une aide pour celles et ceux qui souhaitent changer de métier
− Une campagne nationale d’évaluation et de prévention des ist chez les Trans et les Intersexes, particulièrement vulnérables au HIV, et un soutien social appuyé pour tous les Trans et InterSexes précarisés.
− Une campagne nationale de suivi à long terme des Intersexes.

Collectif Exitrans 2007 (Mag, Act Up, Resistrans, OII, des individu'e's)                                          

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02 septembre 2007

Trans revolution in Spain

Manifestation pour la lutte transgenre , transsexuelLE et intersexuelLE!!
Dimanche 7 octobre 2007 a 18 h. plaza Universidad, Barcelone!

Convocation initiale: Assemblée Inter-Trans, Guerrilha Travolaka, Panteras Rosa (Portugal), L'A.R.T. (France), Trans Aide (França) et activistes independent(e)s

Les mouvements trans européens unis pour  une  protestation international!
Dimanche le 7 octobre se déroule a Barcelone la premiére manifestation transgenre, transsexuelLE et intersexuelLe a l'État Espagneul.
Le théme " non a la disphorie de genre ! nous ne sommes pas des malades mentaux ! "
c'est un cri contre le diagnostique psychiatrique de la disphorie de genre.
Parce que nous ne sommes pas des malades mentaux par le fait d'être trans; nous ne sommes pas fous/folles parceque nous construisons le genre hors des normes établies part la médecine et les gouvernements.
Nous voulons faire entendre notre voix et ne plus jamais être tritéEs ni comme victimes ni comme irresponsables politiques .
Et parce que nous voulons avoir le droit de décider nous mêmes pour nos propres corps, les activistes trans qui signent ce manifeste exigent le retrait de " la disphorie d'identité de genre " de la classification internationale des maladies mentales et la compléte dépathologisation des identités trans.

Pour adhérer à ceci , envoyer un courrier a cette adresse : manitransbcn@gmail.com

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09 mai 2007

TRANNY PUNK

Juste un coup de "pub" pour ce site génialiiiiiisime avec des tomes d'illustrations.....!!!!!

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29 avril 2007

Atelier "safe sex" par et pour les trans

Le 14/05 à 14heures a grenoble dans le cadre du ladyfest

Ali et Gaël vous proposent un atelier de discussion autour de la sexualité des trans Ft M et MtF et les identités variantes dans ce
continuum……

On y parlera de nos corps,  de notre rapport au corps, du langage qu'on s'est réappropié ou qu'on a inventé…. De l'urgence d'être visibles et autonomes dans nos sexualités…

De ce qui existe comme stratégies pour faire du safe sexe et ce que nous entendons dans cet atelier par safe sexe…..

Cet atelier est non mixte trans, c'est à dire ouvert a toutes les personnes se désignant et/ou se vivant  TRANS (genre/sexuelLE/FtX ,Mt X etc….kings et queens d'un jour s'abstenir….)

TouTEs les trans sont les bienvenuEs puisqu'on abordera ce thème par le biais de pratiques sexuelles plus que par nos identités sexuelles.

Ouvert à 12-15 personnes. Contact boyishbubble@gmail.com pour les inscriptions.

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30 mars 2007

Appel à un solidarité pour les droits des trans'es

Lalla Kowska, Elsa Dorlin et Jihan Ferjani lancent un appel pour les droits des trans sur le modèle du "Manifeste des 343 salopes".
L'idée est de le faire signer par un maximum de personnes, "personnalités", groupes politiques et associations dans le but de le
médiatiser.

Vous povez signer cet appel en écrivant àj.ferjani@yahoo.fr.
(merci de préciser à quel titre vous souhaitez le signer: qualité ou profession, appartenance à un collectif...)

   *********

Manifeste pour les droits des personnes trans: "Mon corps m'appartient"

Des centaines de personnes trans entament une hormonothérapie et/ou subissent une chirurgie chaque année en France.
Elles/ils le font dans des conditions qui nient leurs identités et leurs libertés individuelles en raison du monopole des équipes
hospitalières sur les questions trans, équipes qui imposent un parcours, inflige une maltraitance psychologique et une chirurgie qui
relève de la boucherie.
Cette mise sous tutelle psychiatrique, les obstacles juridiques qui en découlent, ces mutilations, ne sont pas tolérables. Alors que le libre choix de ses médecins dans le cadre d'un parcours adapté à chacun/e seraient plus simple et respectueux.

Nous demandons la dépsychiatrisation immédiate des transidentités, la prise en charge collective des frais médicaux relatifs a celles-ci.
Parce que les  trans ont le droit de disposer librement de leurs corps, nous en appelons à la solidarité.

Nous, psychiatres, endocrinologues, chirurgien/nes, gynécologues,généralistes, nous engageons à faciliter l'accès à l'hormonothérapie et à une chirurgie de qualité en vue d un changement de genre/sexe à toute personne qui nous en fera la demande.

Nous, juges, avocats, juristes, nous engageons à faciliter le changement d'Etat civil de toute personne trans afin de rendre ses
papiers en adéquation avec son identité de genre, chirurgie génitale ou pas.

Nous journalistes, producteurs/trices, animateurs/trices de télévision, responsables de chaînes, nous nous engageons à ne plus
véhiculer des stéréotypes dégradants et à informer au mieux le public sur les transidentités en respectant la parole des personnes directement concernées.

Nous, féministes, signataires du manifeste des 343, universitaires,militant/es associatifs et politiques, personnalités publiques
soutenons sans réserve les revendications des trans parce que, comme les femmes il y a quelques années, nous ne pouvons plus cautionner cette main-mise de l'Etat sur leurs corps.

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